Publié le lundi 01 juin 2026 à 06h00 — Antenne Trøndelag / Trondheim — Sources : 31 mai 2026 et 01 juin 2026

Les actualités Trøndelag / Trondheim des dernières 48 heures : un projet de restauration ambitieux pour une église médiévale insulaire mobilise 45 millions de couronnes, tandis que des femmes ayant subi des violences psychologiques conjugales appellent à un renforcement de la législation. À Trondheim, le parcours d’un jeune homme passé de 180 kilos à étudiant en médecine illustre les enjeux de santé mentale et d’obésité dans la région.
Actualités Trøndelag : 45 millions de couronnes pour sauver l’église médiévale de Nærøya
L’église de pierre de Nærøya, construite au XIIe siècle comme église paroissiale pour la partie extérieure du Namdalen, est au cœur d’un projet de restauration majeur dans le comté de Trøndelag. Trois incendies aux XVIIIe et XIXe siècles ont sévèrement endommagé l’édifice, et en 2016, une partie du clocher s’est effondrée. Les spécialistes des ateliers de restauration de la cathédrale de Nidaros ont désormais évalué le coût des travaux à 45 millions de couronnes pour remettre le clocher en état (NRK Trøndelag / Trondheim).
« Nous avons maintenant l’espoir de pouvoir restaurer le clocher. Mais ce sera coûteux », explique Anton Bævre, chef de projet pour la restauration. L’église de Nærøya présente un caractère exceptionnel : après le dernier incendie, au milieu du XIXe siècle, elle a été abandonnée au profit d’une nouvelle église construite sur le continent. Elle est donc restée très peu utilisée pendant plusieurs siècles, ce qui lui confère une valeur historique particulière (NRK Trøndelag / Trondheim).
Depuis les années 1990, l’association des amis de l’église de Nærøya a consacré d’importantes ressources à la consolidation des murs et de la toiture. Le projet entre désormais dans une nouvelle phase, avec l’espoir de mener à bien la restauration complète du clocher grâce à ce financement estimé (NRK Trøndelag / Trondheim).
Violences psychologiques conjugales : des femmes du Trøndelag réclament des sanctions plus sévères
Trois femmes, prénommées Johanne, Eva et Solvår pour préserver leur anonymat, témoignent avoir vécu plusieurs années dans des relations marquées par des violences psychologiques : comportements de contrôle, commentaires dégradants, règles strictes et menaces. « J’avais peur. Je marchais constamment sur des œufs », confie Johanne. « C’était épuisant. Je fonctionnais en permanence en mode survie et je n’avais plus d’énergie pour rien », ajoute une autre (NRK Trøndelag / Trondheim).
Les trois femmes rapportent que lorsqu’elles ont signalé ces violences, leurs plaintes n’ont pas été prises au sérieux. Selon elles, les affaires ont été classées sans suite au motif qu’elles n’étaient exposées qu’à des violences psychologiques, sans combinaison avec des violences physiques. L’une d’elles indique que la police lui aurait déclaré que ce qu’elle subissait n’était pas considéré comme punissable (NRK Trøndelag / Trondheim).
Ces témoignages alimentent un débat plus large sur la nécessité de renforcer l’arsenal législatif face aux violences psychologiques conjugales en Norvège. Les femmes concernées plaident pour une reconnaissance juridique plus ferme de ces situations, indépendamment de l’absence de violences physiques concomitantes (NRK Trøndelag / Trondheim).
De 180 kilos à étudiant en médecine à Trondheim : le parcours de Bjørn Eric
Bjørn Eric Bjøringsøy suit aujourd’hui ses études de médecine à Trondheim. Pourtant, pendant de nombreuses années, son quotidien était tout autre. Dès l’âge de dix ans, il a commencé à souffrir psychologiquement. Il s’est progressivement isolé, passant l’essentiel de son temps seul dans sa chambre à jouer aux jeux vidéo, tandis que son poids atteignait 180 kilos. « Je mangeais et mangeais, sans me rendre compte moi-même à quel point la situation était devenue grave », raconte-t-il (NRK Trøndelag / Trondheim).
Bjørn Eric décrit la nourriture comme un mécanisme de réconfort mais aussi de punition envers lui-même, qu’il qualifie rétrospectivement d’une forme d’automutilation. Son alimentation s’était réduite à un régime monotone à base de spaghettis, de chocolat et de chips. Le contact social était réduit au minimum, tandis que ses camarades vivaient une scolarité normale (NRK Trøndelag / Trondheim).
Son parcours depuis lors illustre les défis liés à l’obésité sévère et à la santé mentale chez les jeunes dans le comté de Trøndelag. Aujourd’hui, Bjørn Eric se dit satisfait de sa vie, souriant et engagé dans ses études. Son témoignage vise à sensibiliser sur la détresse silencieuse que peuvent traverser certains jeunes, souvent invisible à leur entourage (NRK Trøndelag / Trondheim).
📌 Brèves locales
Un accident frontal sur la route nationale 3 a coûté la vie à trois hommes de nationalité allemande voyageant dans un véhicule immatriculé à l’étranger. Le conducteur et un passager du semi-remorque impliqué sont indemnes. La route a été fermée dans les deux sens le temps des investigations, avant d’être rouverte à la circulation. Les proches des victimes ont été informés (NRK Trøndelag / Trondheim). — La police est intervenue à plusieurs reprises suite à des appels téléphoniques, avant d’être elle-même victime de violences lors de l’intervention (Adresseavisen, 31 mai). — Plusieurs constructions illégales ont été découvertes sur la propriété d’un milliardaire dans la région (Adresseavisen, 31 mai).
Sources : NRK Trøndelag / Trondheim, Adresseavisen — Période : 31 mai 2026 et 01 juin 2026

